¨SPLITZ ¨JEROME REVON

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splits

 

Renversant. Par quel artifice une composition figée semble-t-elle ainsi défiler en un mouvement naturel ? C’est la partition qui anime ces « tableaux photographiques », grâce à l’assemblage de plusieurs clichés. Les lames verticales imprimées associent par exemple en alternance le mythique taxi jaune new-yorkais avec les façades de la ville américaine. Le véhicule paraît alors glisser entre la majesté inamovible des immeubles, tant son image est capturée à différents instants de sa trajectoire.

 

Cette cohabitation rythme indéniablement l’œuvre de Jérôme Revon. Le diasec* rend les travaux encore plus éclatants. Ils se révèlent même très vivants lorsque des néons, placés derrière les tableaux, illuminent l’ensemble de la composition. Picadilly Circus s’embrase alors sous les yeux des visiteurs en douze scènes de vie, aux lueurs des enseignes « open », des phares brillant dans la nuit anglaise, des façades éclairées participant à l’euphorie nocturne, de la circulation et des piétons qui s’entrecroisent entre les traînées lumineuses.

* montage sur résine acrylique d’une image.

 

Art cinétique
Cet environnement urbain dispose à merveille de l’Espace Cinko dont l’intérieur vaste et aéré confère une certaine liberté d’expression aux oeuvres. Avec « Splits », Jérôme Revon parvient à transmettre sa science de l’art cinétique à ses réalisations. Homme de télévision, il participe en effet à la réalisation d’émissions comme Capital, Zone Interdite, Envoyé Spécial, les Victoires de la Musique, la Cérémonie des Césars, ou encore au débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy lors de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle de 2007.

 

Ses photographies inédites développent autant d’esthétisme en traversant New York, Londres, Florence, Venise ou Paris. Dans la capitale française, Jérôme Revon enveloppe l’Opéra Garnier de son regard singulier, en y associant des incandescences folles de lumières floues, parant ainsi la solennité du monument d’un zeste de folie.

 

Jérôme Revon, avec « Splits », souligne le contraste frappant entre des clichés impassibles et l’énergie qu’ils dégagent.

Cyril Masurel

EXPOSITION SPLITZ en 2009

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